Le Déclin de la Science-fiction chinoise et ses causes (Ye Yonglie)

Auteur | Ye Yonglie

Depuis 1978, la science-fiction était très dynamique dans les cercles littéraires chinois, une « fièvre pour la science-fiction » prit forme aux alentours de 1981, « fièvre pour la science-fiction » qui se manifesta ainsi : le groupe d’auteurs de science-fiction chinois s’élargit rapidement, le nombre d’ouvrages augmenta soudainement, il n’y eut pas que toutes sortes de périodiques de vulgarisation scientifique qui se battirent pour les publier, des magazines de littérature pure comme La Littérature du Peuple (Renmin Wenxue 人民文学), La Littérature de Pékin (Beijing Wenxue 北京文学) et La Littérature de Shanghai (Shanghai Wenxue 上海文学) publièrent aussi de la science-fiction, de nombreux journaux comme Le Journal de la Convergence Littéraire (Wenhui Bao 文汇报), Le Quotidien Eclairé (Guangming Ribao 光明日报), Le Quotidien du Travailleur (Gongren Ribao 工人日报) et Le Journal du Soir de Canton (Yangcheng Wanbao 羊城晚报) publièrent en épisodes de la science-fiction. Des maisons d’édition littéraires et scientifiques publièrent un grand nombre de romans de science-fiction, dont certains atteignirent les 1,5 millions d’exemplaires. De nombreux ouvrages de science-fiction étrangers furent traduits en chinois et publiés, et des articles présentant la science-fiction chinoise furent publiés à de nombreuses reprises aux États-Unis, en Angleterre, en France, au Japon et en RFA, et plusieurs ouvrages furent également traduits et publiés. La RFA et le Japon publièrent respectivement une Sélection de romans de science-fiction chinois, les États-Unis publièrent le livre After Mao : Chinese Literature and Society 1978-1981, dans lequel un article de 50 000 caractères commente la nouvelle science-fiction chinoise. La science-fiction chinoise provoqua des débats passionnés, le magazine Œuvres et Débats fut réimprimé à de nombreuses reprises…

À partir de 1983, la « fièvre pour la science-fiction » s’évanouit rapidement. Aujourd’hui, la création de science-fiction chinoise se trouve déjà dans le déclin, et est devenue une « Cendrillon » qui a disparue sans bruit. Le Quotidien du Peuple (Renmin Ribao 人民日报) publia à trois reprises, le 21 juin, le 28 octobre et le 11 décembre 1987, des articles discutant des raisons de la disparition silencieuse de cette « Cendrillon ». Le Journal des Arts et des Lettres (Wenyi Bao 文艺报) publia aussi le 2 avril 1988 mon article « Pourquoi la fièvre pour la science-fiction chinoise a-t-elle disparue rapidement ? » (Zhongguo de “kehuan re” weishenme xunsu xiaotui ? 中国的“科幻热”为什么迅速消退?), la version étrangère du Quotidien du Peuple le réimprima.

Très tôt, en 1903, les auteurs chinois commencèrent à écrire de la science-fiction. Dans les  années s’écoulant entre la dynastie Qing et le début de la République, des dizaines de romans de science-fiction furent publiés. Parmi les ouvrages relativement influents d’avant la Libération, nous retrouvons La Cité des chats (Maocheng ji 猫城记) écrit dans les années 1930 par Lao She 老舍 (1899-1966) et Les Branchies du poisson de fer (Tieyu de sai 铁鱼的腮) écrit dans les années 1940 par Xu Dishan 许地山 (1894-1941). Cependant, avant la Libération, le nombre de créations de science-fiction chinoise n’est au total pas très élevé. Si nous regardons la création de science-fiction chinoise depuis la Libération dans son ensemble, trois apogées ont déjà fait leur apparition : la première de 1956 à 1957, où la création de science-fiction fut stimulée par la promotion et l’appel d’ « avancer vers la science » (xiang kexue jinjun 向科学进军) ; la deuxième de 1962 à 1963, lorsque les « huit réformes sur l’art et la littérature » (wenyi ba tiao 文艺八条)(1) furent mises en place, détendant l’atmosphère artistique et littéraire, laissant apparaître un groupe de romans de science-fiction ; la troisième en 1978 avec la tenue de la Convention Nationale sur la Science et l’annonce de la venue du « printemps de la science » (kexue de chuntian 科学的春天). Un grand nombre d’auteurs émergèrent au gré du temps, l’apogée de la création de science-fiction qui est apparue cette fois-ci dépasse, et de loin, les deux précédentes.

Si, aujourd’hui, la science-fiction chinoise est tombée au fond d’un abîme, cela peut dans l’ensemble être attribué à cinq causes :

La première est l’intensification de jour en jour de l’atmosphère commerciale. En pleine atmosphère de fièvre commerciale, l’atmosphère scientifique s’amenuisait de jour en jour. La « fièvre pour la science » soulevée par la Convention Nationale sur la Science n’a cessé de s’amenuiser. Le tirage des lectures de vulgarisation scientifique a également fortement baissé, et celui des magazines de vulgarisation a ralenti. La « fièvre pour la science-fiction » est allée de pair avec la « fièvre pour la science ». Quand l’une s’élevait l’autre la suivait, quand elle disparut l’autre la suivit aussi.

La deuxième est les critiques exagérées de la part du monde scientifique. La science-fiction n’est ni une thèse scientifique, ni le schéma précis de l’avenir de la science. Dans de nombreux journaux, des « critiques » ont été menées à grande envergure, de la plus légère « non science », aux plus lourdes « anti-science » et « pseudo-science », élevant même la controverse à un niveau politique et idéologique en qualifiant quelques romans de science-fiction de « pollution spirituelle ». Cela reflète en réalité l’incompréhension et la méconnaissance des critiques envers la science-fiction. Ces critiques exagérées déçurent amèrement les auteurs.

La troisième est le dédain du monde littéraire. Celui-ci pensait que la science-fiction ne pouvait prendre place dans les hauts cercles et n’appartenait pas à la « littérature pure ». Dans les milieux littéraires, la science-fiction est comme une herbe sauvage, on la laisse naître et mourir par elle-même. De nombreux auteurs de science-fiction ont des bases littéraires, la froideur du monde littéraire face à la science-fiction devint par inadvertance le « catalyseur » incitant les auteurs de science-fiction à se tourner vers la littérature pure.

La quatrième est le manque d’œuvres de référence de la littérature de science-fiction chinoise. Bien que la Chine commença très tôt en 1903 à écrire de la science-fiction, ce genre a cependant été toujours faible et puéril. Durant la « fièvre pour la science » de quelques années auparavant, bien que le nombre d’ouvrages soit grand, il manque cependant d’ouvrages excellents avec un large impact.

La cinquième est l’ingérence excessive du pouvoir politique. Ne pas autoriser à un moment les maisons d’édition scientifique à publier de la science-fiction, contrôler à un autre moment la publication des traductions en chinois des ouvrages de science-fiction étrangère, donner à un autre moment encore un ordre péremptoire d’arrêter la publication d’ouvrages de science-fiction déjà lancés à l’impression voire même déjà publiés… Toutes sortes d’ « interdictions » n’ont fait que rajouter de l’huile sur le feu qui consumait déjà la science-fiction.

Hormis les cinq causes évidentes ci-dessus, je souhaiterais, ici, reparler de la compréhension des caractéristiques de la science-fiction — en ce qui concerne les diverses conceptions floues sur la science-fiction, qui sont les principaux facteurs ayant mené au déclin de la science-fiction chinoise. Quelques années auparavant, j’ai écrit d’une traite un roman de science-fiction de quelques millions de caractères qui a suscité à de nombreuses reprises des débats, et est déjà devenu le « personnage central » dans le grand débat sur la science-fiction chinoise. Ces quelques années, je n’écris quasiment plus de science-fiction, je suis devenu un sportif qui a raccroché bien haut ses chaussures de courses et qui s’est retiré du terrain — un écrivain de science-fiction qui a « raccrocher les pointes ». Après avoir « raccrocher les pointes », j’ai pu entreprendre avec calme une réflexion.

Premièrement, la science-fiction est une fiction. Cela va sans dire, mais cette importante notion a justement été négligée. Quelques années auparavant ont été publiés de nombreuses fictions de science-fiction, qui ne sont au maximum que des « histoires de science-fiction » et c’est tout, et qui n’ont pas le niveau de « roman ». En tant que roman, il faut faire des efforts pour dépeindre la personnalité des personnages de scientifiques, pour modeler une image vivante de scientifique chinois. Malheureusement, les personnages principaux de nombreux romans de science-fiction chinois sont plats, et ne sont que des « docteurs tout-puissants » capables de sortir de leur bouche de nombreuses données scientifiques. La science-fiction est de la littérature, c’est « l’étude de l’homme ». Dans la science-fiction, la science noie les personnages, ce qui rabaisse considérablement les œuvres.

Deuxièmement, notre science-fiction manque de réflexions et de philosophie profondes, manque d’intensité pour éveiller les foules. En fait, le royaume de la science n’a jamais été une petite coupe remplie de vin délicieux, mais plutôt un interminable océan balayé par le vent et la pluie sur lequel les vagues s’élèvent les unes après les autres. Ne croyez pas que sous chaque chapeau de docteur se trouve une âme noble. Les savants-tyrans qui sont pris d’une folie furieuse dans le domaine scientifique n’ont rien à envier à ces seigneurs de la guerre dominants et plein d’arrogance. Les disputes pour la gloire et les gains en science n’ont rien a envier aux disputes pour le pouvoir des cercles officiels. Par le passé, nous avons souvent cru que la science-fiction écrivait le futur, mais le futur a toujours été aussi resplendissant et coloré que l’aurore rosée. En réalité, la science-fiction est le reflet de la vie réelle. Les auteurs doivent faire face aux problèmes de la vie, les ouvrages doivent être plein de rebondissements, toucher de fortes contradictions, chanter avec enthousiasme les louanges de la vérité, du bon et du beau, et fustiger sans pitié le faux, le mauvais et le laid. Si la science-fiction n’est qu’un scientifique tout-puissant auquel est ajoutée une imagination scientifique miraculeuse et merveilleuse, alors elle perd sa force à secouer le cœur des lecteurs.

Troisièmement, la littérature de science-fiction doit avoir une imagination riche. Il faut juste que l’imagination science-fictionnelle n’aille pas à l’encontre des principes scientifiques déjà connus par les gens, qu’elle puisse se justifier, et c’est bon. Nous ne pouvons pas estimer l’imagination science-fictionnelle avec des critères propres à la thèse scientifique. Par le passé, un grand nombre de romans de science-fiction chinois manquait d’une teinte imaginaire, les auteurs faisaient très attention, de peur qu’on les qualifie d’ « absurde ». Ce qu’ils appelaient science-fiction n’était, sous leur plume, qu’une toute petite extension de la science réelle et c’est tout. La conception de l’imagination scientifique dans les ouvrages était identique, au fil de la rédaction ils écrivaient « trois types de personnages » — des robots, des extraterrestres et des êtres parthénogénétiques. Les auteurs portent un « serre-tête »(2), et n’osent pas passer outre la limite prescrite. Ainsi, ils ne peuvent qu’écrire une « imagination » anémiée. Une fois que l’imagination scientifique a pâli jusqu’à l’insignifiance, la science-fiction a donc aussi perdu le charme qui lui était propre.

Par ailleurs, en ce qui concerne la compréhension étriquée et unilatérale de la fonction de la science-fiction, elle entrave également le développement de la création science-fictionnelle. Beaucoup de personnes préconisent que la science-fiction soit un « outil de vulgarisation scientifique », un « support du savoir ». En réalité, la science-fiction ne se charge pas, et ne peut pas se charger de vulgariser quelque connaissance scientifique. Pour vulgariser des connaissances scientifiques, les lectures de vulgarisation scientifique et les sketchs scientifiques peuvent s’en charger. La science-fiction n’est pas un « hardware », mais un « software » — par le roman, cela suscite chez les gens une aspiration et une recherche vers la science, cela encourage l’esprit d’exploration et la volonté indomptable des gens. Par le passé, mettre l’emphase unilatéralement sur la fonction « vulgarisatrice » de la science-fiction a fait de la science-fiction un schéma de connaissances. Les auteurs devaient donc intégrer dans leur rédaction un grand « morceau dur de connaissances », ce qui eut pour résultat de faire prendre une fausse route à la création de science-fiction, cette dernière perdant ainsi sa teinte littéraire, et sa structure se fissurant de toutes parts.

Ici, je souhaiterais aborder le sujet de la « prévoyance » de la science-fiction qui est souvent critiquée, ce qui bloque le développement de la science-fiction. Le degré de prospérité de la science-fiction est directement proportionnel au degré de développement scientifique d’un pays. La science-fiction a souvent un puissant caractère prévoyant, et cette prévoyance est ce que la science-fiction a de plus précieux. Dans un terreau arriéré et scellé, la fleur de la science-fiction s’épanouit difficilement. Quelques années auparavant, j’ai écrit le roman court de science-fiction La Maladie d’amour (Ai zhi bing 爱之病), qui a pour sujet l’introduction du virus du SIDA en Chine et comment les travailleurs chinois de la médecine font pour le maîtriser. Il a finalement été réfuté. La raison est qu’à l’époque aucun malade atteint du virus du SIDA n’avait encore été découvert en Chine, et que publier un tel roman de science-fiction pourrait attirer l’attention des pays étrangers, et ainsi causer des problèmes. Par la suite, suivant l’écoulement du temps, il fut prouvé que la « prévoyance » de ce roman de science-fiction, La Maladie d’amour, était totalement correcte. Cependant, si un tel ouvrage veut être « pré-publié », cela est extrêmement difficile. De la même façon, quelques années auparavant un de mes romans de science-fiction narrait la « repousse de membres sectionnés », et reçut la mise en doute des spécialistes des replantations de membres, alors que les faits prouvèrent par la suite que la « repousse de membres sectionnés » est une direction de développement importante de la médecine, et est l’un des 24 projets de recherches scientifiques concernant la médecine contemporaine de l’UNESCO.

En raison des différentes causes ci-dessus, la création science-fictionnelle chinoise est actuellement en déclin.

À Shanghai, j’ai reçu les uns après les autres des groupes de collègues étrangers, qui avaient beaucoup de mal à comprendre le déclin de la science-fiction chinoise. Puisque dans les pays du monde développé, la création de science-fiction se trouvait justement dans une période des plus prospères. Chaque année, parmi les dix livres les plus vendus aux États-Unis se trouvaient toujours un ou deux livres de science-fiction. Chaque année, aux États-Unis et au Japon, près de dix mille personnes assistaient aux Conventions sur la Science-Fiction. Le Japon avait également fondé l’ « Association de Recherches sur la Science-Fiction Chinoise », mais puisque ces dernières années il n’y avait plus de science-fiction à étudier, elle fut dissoute. Madame Han Suyin 韩素音 (1917-2012) vînt plusieurs fois à Shanghai, et ne cessait de me demander pourquoi je n’écrivais plus de science-fiction et pourquoi la science-fiction chinoise avait souffert d’un drastique déclin. Han Suyin m’écrivit une lettre le 14 mars 1984, dans laquelle elle disait que : « la science-fiction est une composante importante de la littérature contemporaine. Elle n’est souvent pas considérée comme de la littérature, mais elle est bel et bien de la littérature. Elle est aussi la libération de la création, de l’imagination et de l’esprit. La science-fiction avance souvent à l’avant de la réalité. ». Elle m’avait également déjà dit que : « la science-fiction est la pionnière de la révolution de l’information. ». Elle dit aussi que : « j’aime énormément la science-fiction, face à la troisième apogée, j’espère que la science-fiction chinoise connaîtra un grand développement ! ». Très tôt, en 1977, lorsque Madame Han Suyin vît le vice-président Deng Xiaoping 邓小平 (1904-1997), elle lui conseilla directement que la Chine devait promouvoir la science-fiction. Elle pensait que cela avait un lien avec l’avenir de la Chine, avec la prochaine génération de talents de la Chine. Par la suite, lorsqu’elle rencontra le premier ministre Zhao Ziyang 赵紫阳 (1919-2005) et le vice-premier ministre Yao Yilin 姚依林 (1917-1994), elle réaffirma son point de vue, et espérai que les dirigeants chinois attachent une grande importance à la science-fiction.

Le déclin de la création science-fictionnelle chinoise a déjà attiré l’attention de la société. Le 6 octobre 1988, Le Journal de la Convergence Littéraire publia en première page l’article « Les Enfants réclament des films de SF modernes » (Haizimen huhuan xiandai kehuanpian 孩子们呼唤现代科幻片). Le 14 octobre, Le Journal de la Convergence Littéraire organisa un symposium au Studio de Cinéma d’Art de Shanghai (Shanghai meishu dianying zhipianchang 上海美术电影制片厂), qui se demandait fortement : si l’on laisse les enfants regarder seulement Le Roi des Singes bouleverse le Palais Céleste (Danao tiangong 大闹天宫) originalement écrit sous la dynastie des Ming par Wu Cheng’en 吴承恩 (1501-1582), s’ils ne connaissent que Sun Wukong 孙悟空, Zhu Bajie 猪八戒, et ne regardent pas des films de SF qui sont prévoyants, qu’ils n’entrent pas dans des mondes de voyages spatiaux, des mondes de robots et des mondes sous-marins, la Chine du XXIe siècle ne sera alors encore qu’un pays technologiquement en retard — puisque les enfants et les jeunes de maintenant sont les bâtisseurs du XXIe siècle.

Pour le futur de notre mère patrie, pour les milliers et milliers de jeunes, la création science-fictionnelle chinoise devrait se revitaliser, doit obligatoirement se revitaliser !

[Publié à l’origine en 1989 dans le troisième numéro de la revue Science H24 (Kexue ershisi xiaoshi 科学24小时).]

※        ※         ※

(1) Le 30 avril 1962, le Comité Central du Parti Communiste Chinois donne son aval aux réformes proposées par le Ministère de la Culture et la Fédération Chinoise des Cercles Littéraires et Artistiques. Ces réformes sont au nombre de huit, à savoir : faire un pas de plus vers la réalisation des principes visant à laisser cent fleurs s’épanouir et cent écoles de pensée s’affronter ; augmenter consciencieusement le niveau de création ; perpétuer la culture folklorique et assimiler la culture étrangère de manière critique ; développer correctement la critique artistique et littéraire ; garantir la durée de création et faire attention à la combinaison du travail et du repos ; éduquer d’éminents talents et récompenser d’éminentes créations ; renforcer l’unité et continuer les réformes ; améliorer les méthodes de direction et diriger le style.

(2) Référence au serre-tête en or donné à Sun Wukong 孙悟空 par Bodhisattva Guanyin pour contrôler son énergie incommensurable et canaliser son caractère belliqueux.

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