Liu Cixin

Liu Cixin (1963-), auteur Chinois plusieurs fois lauréat de prix de science-fiction, a rapidement acquis une notoriété en République Populaire après la publication de sa nouvelle Jingge 鲸歌 (Le Chant de la baleine) en 1999 dans le magazine Kehuan Shijie 科幻世界. Il est un auteur de hard science-fiction convaincant, avec un amour de technicien pour les macrostructures à la fois matérielles et politiques. Apparemment inspiré par une enfance s’étendant sur la fin de l’ère Mao, son travail est aussi emprunt de paranoïa et de planification sociale à grande échelle, telle que la Terre vide créée dans Shi yun 诗云 (Le Nuage poétique), publié en 1997 dans Kehuan Shijie, comme défense contre une invasion extra-terrestre.

Chaoxinxing jiyuan 超新星纪元 (L’Ère de la supernova) sorti en 1999 est un roman catastrophe dans lequel l’humanité doit faire face à la réalité que tous ceux âgés de plus de treize ans sont destinés à mourir dans l’année, résultat de radiations provenant d’une puissante supernova. Le résultat est un Grand Bond en Avant déterminé et lugubre, où l’Ordre de vieux mourant jettent désespérément leur temps et leurs ressources dans l’éducation des enfants de demain. Avec la disparition des adultes, quelques enfants créent une imitation de la société précédente, assistés en partie par la découverte d’une nouvelle source d’énergie utilisant l’énergie de la supernova. D’autres sombrent dans la barbarie et la violence, ce qui est le résultat d’une surexposition aux jeux vidéos qui fit faillir l’inculcation du caractère sacré de la vie.

La série des San ti 三体 (Les Trois corps) commence avec la publication, en 2006, dans Kehuan Shijie, de San ti, qui est un exercice de construction de mondes profondément inventif, dans lequel un projet secret de l’ère Mao de recherche d’intelligence extra-terrestre entreprend un premier contact désastreux avec un gouvernement totalitaire orbitant autour d’Alpha du Centaure. Originaire d’un monde fluctuant sauvagement entre périodes de calme idyllique ou furieux changements climatiques, et la perspective latente d’un total effondrement gravitationnel. Les extra-terrestres envoient immédiatement une flotte d’invasion dans un voyage de 450 ans pour se saisir de la Terre, précédée par un robot d’espionnage plus rapide appelé Zhizi 智子. Avec une structure tripartite qui correspond aux trois soleils de ses antagonistes, le premier volume exploite la paranoïa de la Guerre Froide, comme Zhizi et les cinquièmes colonnes humaines essayant de saboter les progrès scientifiques des Terriens. Ce premier tome sera traduit en anglais et publié aux États-Unis en 2014.

Le deuxième tome, Hei’an senlin 黑暗森林 (Sombre forêt) continue le thème de l’espionnage, levé avec des déductions complexes et des enlèvements, comme les défenseurs de la Terre qui devine systématiquement la taille, la composition et la stratégie de la flotte approchante. Ce qui est particulièrement remarquable dans cela est un exercice d’astro-sociologie qui applique le matérialisme historique marxiste à la probabilité du développement de la vie sur d’autres planètes, et le caractère inévitable du conflit interstellaire dans un univers où des empires galactiques s’agrandissent constamment mais où la matière reste constante. Liu Cixin pose en principe une extrapolation logique de la théorie de jeu et de la sélection darwinienne, suggérant que des civilisations sensibles avancées choisiraient plutôt de se dissimuler que de se révéler. Le protagoniste s’éveillera des siècles plus tard dans Sishen yongsheng 死神永生 (La Mort immortelle) publié en 2010, ayant utilisé la cryogénie comme une forme de voyage dans le temps très lent, et participe à la bataille avec la garde avancée extra-terrestre. Le conflit s’intensifiera en une apocalypse à travers un vaste abysse temporel, dans des efforts désespérés pour préserver la civilisation, menant à des solutions aux fins extrêmes.

Les critiques Chinois ont identifié Liu Cixin comme un Néo-classique, retournant à des considérations similaires à l’âge d’or de la science-fiction anglophone, mais aussi aux processus didactiques de la science-fiction chinoise de la moitié et de la fin du XXe siècle, qui valorisait aussi bien la poursuite de la science elle-même que les scientifiques qui la poursuivent. De façon plus remarquable dans Qiuzhuang shandian 球状闪电 (Boule de foudre) sorti en 2005, la communauté scientifique doit faire preuve d’héroïsme à des niveaux empiriques de conflits : luttant tout d’abord pour la reconnaissance académique, puis pour un niveau adéquat de financements et de ressources, et alors seulement, enchaînant sur le mode du techno-thriller, dans l’espionnage sur la recherche sur l’armement, et le déclenchement paroxystique de leur travail au service d’une guerre future.

Œuvres principales :

Jing ge 鲸歌 (1999)
Daishang ta de yanjing 带上她的眼睛 (1999)
Dihuo 地火 (2000)
Liulang diqiu 流浪地球 (2000)
Xiangcun jiaoshi 乡村教师 (2001)
Zhongguo taiyang 中国太阳 (2002)
Diqiu dapao 地球大炮 (2003)
Chaoxinxing jiyuan 超新星纪元 (2003)
Qiuzhuang shandian 球状闪电 (2004)
Jingzi 镜子 (2005)
San ti 三体 (2006)
San ti 2 : Heian senlin 三体II:黑暗森林 (2008)
San ti 3 : Sishen yongsheng 三体Ⅲ:死神永生 (2010)

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