La SF en Chine : Époque contemporaine (1985-aujourd’hui)

La troisième apogée de la science-fiction du continent chinois peut être considérée comme débutant par l’organisation par le magazine Kehuan Shijie en 1991 de la Convention Internationale de Science-fiction (Guoji kehuan dahui 国际科幻大会), mais peut aussi être perçue comme débutant par la réorientation éditoriale en 1993 de ce dernier vers une revue s’adressant aux lycéens. Ces deux événements ont beaucoup aidé à restaurer l’impact de la littérature de science-fiction en Chine.

Kehuan Shijie, de son nom original Kexue Wenyi, fut fondé en 1979. De hors-série à ses débuts, il deviendra plus tard un bi-mensuel, pour devenir un magazine mensuel à partir de 1994. A l’époque de Kexue Wenyi, ce magazine était identique aux autres magazines de science-fiction de l’époque, et adoptait une méthode de rédaction, n’existant quasiment déjà plus aujourd’hui, qui consistait à faire des romans de science-fiction une petite partie du grand concept de « La Littérature et l’Art Scientifique ». « La Littérature et l’Art Scientifique » est un vieux concept utilisé pendant plusieurs décennies par le monde de la vulgarisation scientifique chinois, et désigne une série d’ouvrages visant à diffuser la science au moyen de procédés littéraires et artistiques, comprenant des essais scientifiques (Kexue xiaopin 科学小品), des poèmes scientifiques (Kexue shi 科学诗), de la prose scientifique (Kexue sanwen 科学散文), des biographies de scientifiques (Kexuejia chuanji 科学家传记), et des contes scientifiques (Kexue tonghua 科学童话). Les romans de science-fiction furent inclus parmi eux. Bien que cette méthode de classification ait existé pendant plusieurs décennies, et qui plus est, qu’il y ait encore de nos jours une influence sur la vulgarisation scientifique, elle n’a cependant jamais obtenu la reconnaissance de la majeure partie des lecteurs. Mis à part les romans de science-fiction, les autres types de littérature et d’art scientifiques n’ont également jamais été populaires et n’ont jamais eu d’impact social.

Auparavant, de nombreux débats concernant la littérature de science-fiction avaient tous un rapport avec cette méthode de classement rigide. Ce genre de classification montre que ses défenseurs ne considèrent pas encore la science-fiction comme étant un concept littéraire et culturel à part entière, mais qu’ils la considèrent toujours comme une sorte d’outil et de procédé de propagande. Cependant, pour la majeure partie des fans et les auteurs principaux de science-fiction, la littérature de science-fiction est depuis longtemps déjà une forme de « sous-culture » à part entière. Elle a une histoire, un héritage, des personnages originaux, et aussi une forme particulière, voire même des signes et des symboles particuliers. Les fans de science-fiction conservent aussi à son égard une sorte de reconnaissance.

La première période de Kexue Wenyi unissait des écrivains de littérature de science-fiction originaires du Sichuan, tels que Tong Enzheng, Liu Xingshi 刘兴诗, Wang Xiaoda 王晓达 (1939-) et Zhou Mengpu 周孟璞 (1923-), faisant ainsi de Chengdu une nouvelle base de création pour la science-fiction chinoise, en plus de Pékin et Harbin. Dans le milieu des années 1980, ce magazine et Zhihui Shu de Tianjin ont conjointement crée le Prix Yinhe, ou Prix Voix Lactée, Zhongguo kehuan yinhe jiang 中国科幻银河奖. Plus tard, l’influence de ce prix ne cessa d’augmenter, jusqu’à devenir la plus haute distinction de science-fiction chinoise.

A la fin des années 1980, cette revue commença aussi à assumer l’entière responsabilité de ses profits et de ses pertes, devenant indépendante de l’association scientifique provinciale, élisant démocratiquement son rédacteur en chef. Yang Xiao 杨潇 devînt la responsable de la revue, et ce jusqu’à aujourd’hui. Le fait que Kehuan Shijie ait pu se maintenir jusqu’à aujourd’hui est indissociable des efforts personnels fournis par Yang Xiao elle-même. Pendant sa jeunesse, Yang Xiao a justement connu le Mouvement d’envoi des jeunes instruits à la campagne1, c’est pourquoi son savoir et son expérience n’étaient pas du tout un atout dans le domaine de la science-fiction, où le niveau d’instruction général est relativement élevé. Cependant, Yang Xiao était pleine d’intuition et d’imagination, et était, qui plus est, toujours prête à apprendre. Nous pouvons dire que Kehuan Shijie ainsi que le style de la science-fiction chinoise actuelle porte, dans une large mesure, la marque de Yang Xiao, bien qu’elle soit aux yeux d’une grande partie des lecteurs de science-fiction un « personnage des coulisses » assez mystérieux.

Afin de s’adapter au marché, Kexue Wenyi changea son nom pour Qitan 奇谈 (Histoires curieuses) en 1989, souhaitant emprunter le chemin de la popularisation de la littérature de science-fiction. Après un an d’essai, ses dirigeants se rendirent compte que cela ne fonctionnait pas, et changèrent finalement son nom pour Kehuan Shijie. A l’époque rien ne différait de la version précédente Kexue Wenyi, son orientation restant pour un lectorat adulte. Cependant, à force d’intarissables études de marché et d’échanges avec les lecteurs, ils se rendirent compte que la majeure partie des lecteurs de science-fiction était composée par la jeunesse étudiante, c’est pourquoi ils changèrent leur magazine en 1993 afin de se tourner vers un public lycéen et étudiant. Ce qui eut un effet immédiat, devenant même la première revue de science-fiction au monde en ce qui concerne le nombre de tirages.

Kehuan Shijie fit naître un grand nombre d’auteurs remarquables de science-fiction de la Chine actuelle. Du fait de son tirage très important, sa zone d’influence en fut d’autant plus grande. Les auteurs ayant publié des travaux dans Kehuan Shijie ont ensuite commencé à offrir leurs écrits à d’autres revues et à des maisons d’éditions. Alors que les auteurs publiant des romans de science-fiction par d’autres voies eurent du mal à connaître une telle réussite. Du fait de l’important lectorat, les auteurs de cette revue furent en mesure de toucher souvent un grand nombre de fans de science-fiction, et purent ainsi améliorer leur propre niveau.

Wang Jinkang 王晋康 (1948-) est le personnage représentatif de ce lot d’auteurs. Originaire de Nanyang dans la province du Henan, il est membre de l’association des écrivains de la province du Henan (Henan zuoxiehui 河南作协会). Auparavant, il travaillait à temps partiel dans la création de littérature pure, sans avoir une réelle grande influence. Par la suite, il eut l’occasion de s’apercevoir que son propre fils appréciait les ouvrages de science-fiction, et écrivit Yadang huigui 亚当回归 (Le Retour d’Adam), et obtînt le Prix Yinhe la même année, et s’engagea ainsi sur la route de la science-fiction. Wang Jinkang possède les trois qualités essentielles d’un auteur de science-fiction que sont une solide base de connaissances scientifiques, une vie riche en expériences, ainsi qu’une excellente culture littéraire. Avec une puissance et une originalité sans faille jusqu’à aujourd’hui, il est devenu l’un des plus grands représentants de la science-fiction de la Chine continentale.

Lü Yang 绿杨 (1934-) est un autre auteur représentatif de la science-fiction chinoise. De son vrai nom Li Jukang 李钜康, originaire de Guichi dans la province de l’Anhui, il exerçait en tant que médecin. Après la publication d’un de ses écrits en 1979 dans Kexue Wenyi, il ne cessa de participer, lentement mais sûrement, à la création dans le domaine de la science-fiction. Son œuvre représentative Lu wen ji xilie 鲁文基系列 (La Série des Lu Wenji) est le symbole de la science-fiction de type vulgarisation scientifique.

Le groupe des écrivains de science-fiction de Pékin, Beijing kehuan zuozhe qun 北京科幻作者群, est un groupe très particulier du monde de la science-fiction chinoise. Ce groupe s’est formé, dans une large mesure, grâce aux efforts de Wu Yan, professeur au département de gestion pédagogique de l’École Normale de Pékin. Très tôt, au début des années 1980, lorsqu’il était au lycée, il commença à publier des ouvrages de science-fiction tel que Fei xiang xuwu 飞向虚无 (Vol vers le néant). Par la suite, il ne cessa d’être le représentant des jeunes auteurs de science-fiction, et fût, qui plus est, la personne à s’être impliqué le plus tôt dans la recherche sur la science-fiction en Chine. Au début des années 1990, il s’appuya sur les résultats de ses recherches accumulées pendant ces nombreuses années pour ouvrir le premier cours d’option sur la science-fiction de Chine à l’Université Normale de Pékin. Ce cours était non seulement un cours d’appréciation d’œuvres, mais il était également un cours de tutorat créatif. Un grand nombre de jeunes fans de science-fiction sont devenus des auteurs de science-fiction grâce à ce cours optionnel. Parmi eux, figurent des auteurs qui sont toujours à Pékin en ce moment, tels que Xing He, Yang Ping 杨平, Yan Peng 严蓬, Ling Xing 凌星 et Jiang Jianli 江渐离 (1972-). On y trouve aussi des auteurs ayant fait leurs études à Pékin, et qui ont ensuite quitté la capitale, tels que Pan Haitian 潘海天 (1975-), Su Xuejun 苏学军 (1972-), Pei Xiaoqing 裴晓庆 ou encore Liu Wenyang 柳文杨 (1970-2007). Ces différents auteurs ont offert aux lecteurs chinois de science-fiction une grande diversité d’œuvres. Xing He est un de ceux qui a le mieux réussi. Il est déjà passé du statut d’auteur amateur à celui d’écrivain professionnel, et est aussi responsable de la rédaction de Zhishi jiu shi liliang 知识就是力量 (Le savoir est une force). Parmi ses œuvres représentatives, on compte notamment les romans Canque de ci hen 残缺的磁痕 (La Cicatrice de Porcelaine Ébréchée), Juedou zai wangluo 决斗在网络 (Duel sur le Réseau).

Zhou Yukun 周宇坤 (1976-) est actuellement étudiant chercheur à l’Université de Qinghua, et est également un pionnier de la Hard Science-fiction. Sa création a beaucoup de force. D’après sa propre présentation, pour chaque nouvelle écrite il est nécessaire de lire une montagne d’ouvrages spécialisés sur la science. Parmi ses œuvres représentatives, nous pouvons citer Nao jie 脑界 (Les Frontières du Cerveau), Siwang piaoyi 死亡飘移 (Le Flottement de la Mort) ou encore Huihe di shi xingxing 汇合第十行星 (Confluer à la dixième planète).

Han Song 韩松 (1965-) est d’une stature différente dans le groupe des auteurs de science-fiction de Pékin. Il est réservé, et ses œuvres n’ont pas l’empreinte du ton moqueur de la capitale. Diplômé d’une Licence en Littérature et d’un Master de Droit, il est actuellement journaliste à l’Agence de Presse Xinhua (Xinhua she 新华社). Il possède une expérience professionnelle de plusieurs années dans les Affaires Étrangères, c’est pour cela que ses œuvres possèdent clairement un style s’apparentant à la littérature moderniste occidentale. Il devînt ainsi un exemple dans le monde de la science-fiction chinoise actuelle pour son talent littéraire.

Après plusieurs années d’études et d’échanges, les fans de science-fiction de Tianjin ont de nos jours déjà formé le deuxième plus grand groupe d’auteurs du pays après Pékin. Parmi ses représentants nous trouvons Jing Ge 荆戈, Zhang Zhuo 张卓, Shu Dong 舒东, Li Mengyin 李梦吟, Liu Jian 刘健, Xing Zi 星仔, Li Yi 李奕 ou encore Dong Yi 董轶. Leurs œuvres sont empreintes du dynamisme de la jeunesse, recevant ainsi l’intérêt du lectorat étudiant.

Liu Weijia 刘维佳 (1974-), originaire du Hubei, est un auteur de science-fiction qui met l’accent sur la compréhension de la philosophie dans ses œuvres. Il exposa à plusieurs reprises sont point de vue personnel sur la création, dont le fond est : les romans de science-fiction sont des romans philosophiques, la valeur de la pensée est la valeur primordiale des ouvrages de science-fiction. Parmi ses œuvres nous retrouvons Wo yao huoxiaqu 我要活下去 (Je veux survivre), Hei taiyang shengqilai 黑太阳升起来 (Le Lever du Soleil Noir), ou encore Gaota xia de xiaozhen 高塔下的小镇 (Le petit village au pied de la Grande Tour).

Liu Cixin 刘慈欣 (1961-) peut aujourd’hui être considéré comme l’auteur le plus prolifique et le plus populaire de la Chine actuelle. Huit fois lauréat du Prix Yinhe et une fois du Prix Xingyun, il est notamment célèbre pour sa trilogie San ti 三体 (Les Trois corps) qui fut traduite en anglais en 2014. Cette trilogie narre l’invasion de la planète Terre par une race extra-terrestre, leur planète étant devenue inhabitable du fait d’un environnement gravitationnel instable. Le titre fait référence au problème des trois corps de la mécanique spatiale. Parmi ses chef-d’œuvres, nous pouvons aussi citer Chaoxinxing jiyuan 超新星纪元 (L’ère de la supernova), Xiangcun jiaoshi 乡村教师 (L’instituteur de campagne) ou encore Qiuzhuang shandian 球状闪电 (Boule de foudre). Malgré son succès en tant qu’auteur, il continue de travailler en tant qu’ingénieur dans une centrale électrique à Yangquan, dans la province du Shanxi.

Que ce soit parmi les lecteurs ou parmi les auteurs, les femmes ont toujours étaient moins nombreuses que les hommes dans ce « cercle » qu’est la science-fiction. Cependant, après des années d’efforts, un groupe de femmes auteurs a laissé des œuvres remarquables de science-fiction. Parmi ces auteurs, quatre paraissent être les plus importantes : Ling Chen 凌晨, Zhao Haihong 赵海虹, qui est considérée comme la « princesse du monde de la science-fiction chinoise », Yu Xiangyun 于向昀 (1969-), ainsi que Xia Jia 夏笳 (1984-). La première est enseignante en sciences naturelles dans un collège de Pékin. Elle a commencé très tôt dans la création de science-fiction. Parmi ses œuvres représentatives, on trouve Mao de gushi 猫的故事 (Une histoire de chat) ou encore Tian sun 天隼 (Le Faucon Céleste), qui sont des œuvres ayant la particularité d’être travaillées avec un grand soin. Zhao Haihong, originaire de Hangzhou, est diplômée d’une licence en langues étrangères. Bien qu’elle ne soit pas en contact avec la science-fiction depuis très longtemps, elle compte parmi les auteurs qui se sont fait connaître très rapidement. Son style littéraire est assez masculin. Parmi ses œuvres représentatives, on trouve “Mo” xilie默”系列 (La Série des « Silence ») ou Huashu de yanjing 桦树的眼睛 (Les Yeux du Bouleau). Parmi les œuvres de Yu Xiangyun, nous pouvons citer les romans Wufa queding 无法确定 (Indéterminable) et Tian fa 天罚 (Punition Céleste), ainsi que la nouvelle Zeman xing yishi 泽曼星轶事 (L’Anecdote de l’étoile Zeman). Elle possède un style littéraire avant-gardiste, avec des dialogues et des descriptions admirables. Xia Jia, quant à elle, est une auteur représentative de la post-nouvelle génération d’auteurs de science-fiction, dont elle devint l’auteur la plus populaire. Elle reçut de nombreux prix pour ses écrits, notamment pour son premier ouvrage, Guan yaojing de pingzi 关妖精的瓶子 (Le flacon renfermant l’esprit).

En 1994, l’association scientifique de la province du Shanxi (Shanxi sheng kexie 山西省科协) créa le magazine de science-fiction Kehuan Dawang 科幻大王 (Le roi de la science-fiction). Ce magazine s’orientait principalement à ses débuts vers le marché des bandes dessinées. Par la suite, dans un marché concurrentiel sans merci, il se réorienta vers la science-fiction, pour conserver de nos jours la particularité d’avoir une moitié dédiée à la bande dessinée, et une autre aux ouvrages littéraires de science-fiction. Qui plus est, plusieurs œuvres de science-fiction sont adaptées dans la partie des bandes dessinées. L’influence de Kehuan Dawang n’est pas aussi grande que celle de Kehuan Shijie, cependant il fournit une fenêtre permettant aux auteurs et aux lecteurs de comprendre la science-fiction. Du fait du nombre de pages limité de Kehuan Shijie, de nombreux auteurs se retrouvent dans l’incapacité de réaliser leur vœu de publier leurs œuvres, et vont donc chercher une solution chez Kehuan Dawang, faisant ainsi de ce magazine une autre sphère d’action de la science-fiction, le niveau des textes de ce magazine augmentant rapidement ces dernières années.

Après une longue préparation, la maison d’édition de Tianjin Xinlei (Xinlei chubanshe 新蕾出版社), qui avait déjà crée Zhihui Shu, édita à la jonction des deux siècles un nouveau magazine de science-fiction : Kehuan Shikong 科幻时空 (Espace-temps de la science-fiction). On estime que ce magazine de grande capacité deviendra un nouveau moteur puissant pour la promotion de la science-fiction en Chine.

Du fait de l’impact de la Convention sur les Droits d’Auteurs, et du départ d’un grand nombre de rédacteurs experts du domaine de la science-fiction, le travail de traduction pendant cette troisième apogée de la science-fiction resta pendant un très long moment très calme. Les seules œuvres de science-fiction traduites ne sont pour la plupart que du « réchauffé » : des rééditions des œuvres de Jules Verne, H.G. Wells, Alexandre Beliaïev2 (1884-1942) ou encore Isaac Asimov. Cependant, à la fin des années 1990, quelques maisons d’édition telles que Fujian shao’er (福建少儿) ou Hebei shao’er (河北少儿) publièrent en grand nombre des traductions des grands classiques de la science-fiction, permettant ainsi aux fans chinois d’avoir accès aux œuvres représentatives anciennes et récentes. Parmi elles, la maison d’édition de Kehuan Shijie s’appuya sur sa longue fréquentation du monde de la science-fiction internationale pour importer un grand nombre d’œuvres remarquables. Les traducteurs Guo Jianzhong 郭建中, Wu Dingbo 吴定柏 et Sun Weizi 孙维梓 étant les principaux pionniers de l’importation de l’art de la science-fiction étranger.

Si nous passons en revue toute la période des années 1990, nous remarquons que la science-fiction de Chine continentale a terminé la transition du système de planification au système de marché, installant réellement la littérature de science-fiction sur les bases du marché. Bien que dans les circonstances actuelles, la zone d’influence de la littérature de science-fiction soit encore bien loin d’être aussi grande que celle de la littérature pure, il n’est pas insensé de croire qu’au XXIe siècle, suivant la progression de la commercialisation de la culture chinoise, la science-fiction obtiendra encore plus d’espace de développement.

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1 Le Mouvement d’envoi des jeunes instruits, zhiqing 知青, à la campagne, Shangshan xiaxiang yundong 上山下乡运动, est une politique menée en République populaire de Chine par Mao à l’issue de la révolution culturelle. De 1968 jusqu’à la fin des années 1970, près de 17 millions de jeunes chinois des villes sont envoyés autoritairement à la campagne. Le Parti voulait transformer ces jeunes citadins en paysans pour le reste de leurs jours. On appellera ces jeunes les zhiqing, ou « jeunes instruits » en français.

2 Alexandre Beliaïev était un écrivain russe. Ses travaux durant les années 1920 et 1930 firent de lui une haute figure de la science-fiction russe.

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