Kapsel

Kapsel est une revue allemande dédiée à la science-fiction chinoise. Chaque numéro propose une traduction et une présentation d’une nouvelle inédite en Allemagne, ainsi que le texte original en langue chinoise. Il comprend aussi une analyse sur la Chine et la littérature. Pour cette première édition, c’est la nouvelle « Chongchao » 虫巢 (Nid d’insectes) de l’auteur sichuanaise Chi Hui 迟卉 qui est traduite et présentée. Ce numéro comprend également des textes, illustrations et musiques de Zhongluo, Frederick Schneider-Vielsäcker, Tiziana Jill Beck, Nick Liefhebber, Zebu, Studio Pong, Julia Krusch, Gaspar Weulersse, Léo Favier, Jamie Jonathan Ball, Dietrich Dubro et Mieke Bohl.

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Journée d’étude sur les Nouvelles Tendances Littéraires d’Asie

Affiche - Nouvelles tendances littéraires d'AsieLe vendredi 2 juin 2017 se tiendra la Journée d’étude sur les Nouvelles Tendances Littéraires d’Asie à 9h à Aix-en-Provence (Campus Schuman, Bât. Multimedia, salle de colloque 1), dont l’appel à communications se trouve ici.

Au programme, pas moins de treize intervenants qui parleront de nouvelles tendances littéraires en Chine, au Japon, en Corée du Sud, en Thaïlande, en Inde et en Indonésie.

Cette journée, ouverte à tous, se déroulera selon le programme suivant : (suite…)

Appel à communications pour la journée d’études : « Nouvelles tendances littéraires d’Asie »

Affiche - Nouvelles tendances littéraires d'Asie

La littérature n’est pas morte, et l’internet ne l’a pas tuée, comme le prédisaient encore il y a quelques années les plus pessimistes. Elle se porte au contraire plutôt bien en Asie, justement grâce à l’émergence de nouveaux modes de diffusion et à l’influence que l’internet et les réseaux sociaux ont pu avoir sur un lectorat en attente de nouvelles productions littéraires. (suite…)

Le Déclin de la Science-fiction chinoise et ses causes (Ye Yonglie)

Auteur | Ye Yonglie

Depuis 1978, la science-fiction était très dynamique dans les cercles littéraires chinois, une « fièvre pour la science-fiction » prit forme aux alentours de 1981, « fièvre pour la science-fiction » qui se manifesta ainsi : le groupe d’auteurs de science-fiction chinois s’élargit rapidement, le nombre d’ouvrages augmenta soudainement, il n’y eut pas que toutes sortes de périodiques de vulgarisation scientifique qui se battirent pour les publier, des magazines de littérature pure comme La Littérature du Peuple (Renmin Wenxue 人民文学), La Littérature de Pékin (Beijing Wenxue 北京文学) et La Littérature de Shanghai (Shanghai Wenxue 上海文学) publièrent aussi de la science-fiction, de nombreux journaux comme Le Journal de la Convergence Littéraire (Wenhui Bao 文汇报), Le Quotidien Eclairé (Guangming Ribao 光明日报), Le Quotidien du Travailleur (Gongren Ribao 工人日报) et Le Journal du Soir de Canton (Yangcheng Wanbao 羊城晚报) publièrent en épisodes de la science-fiction. Des maisons d’édition littéraires et scientifiques publièrent un grand nombre de romans de science-fiction, dont certains atteignirent les 1,5 millions d’exemplaires. De nombreux ouvrages de science-fiction étrangers furent traduits en chinois et publiés, et des articles présentant la science-fiction chinoise furent publiés à de nombreuses reprises aux États-Unis, en Angleterre, en France, au Japon et en RFA, et plusieurs ouvrages furent également traduits et publiés. La RFA et le Japon publièrent respectivement une Sélection de romans de science-fiction chinois, les États-Unis publièrent le livre After Mao : Chinese Literature and Society 1978-1981, dans lequel un article de 50 000 caractères commente la nouvelle science-fiction chinoise. La science-fiction chinoise provoqua des débats passionnés, le magazine Œuvres et Débats fut réimprimé à de nombreuses reprises… (suite…)

Tong Enzheng

tez6Tong Enzheng 童恩正 (1935-1997) était un archéologue et auteur de science-fiction chinois. Il fut également professeur à l’Université du Sichuan et l’Université de Pittsburg. Il publia son premier ouvrage en 1957, et commença à écrire de la science-fiction et de la vulgarisation scientifique en 1960. Son ouvrage phare est Shanhudao shang de siguang 珊瑚岛上的死光 (Le Rayon mortel de l’Île de Corail), qui fut notamment adapté en film en 1980, ce qui fait donc de lui le premier film de science-fiction chinois. (suite…)

Ye Yonglie

yyl4Ye Yonglie 叶永烈 (1940-) est un écrivain de science-fiction, professeur, auteur de vulgarisation scientifique, et écrivain de littérature de reportage. Il est diplômé en 1963 du département de chimie de l’Université de Pékin.

Il commença à écrire des poèmes dès l’âge de onze ans, et à publié plus de 180 ouvrages à ce jour. Il est l’un des principaux auteurs du périodique Shiwan ge weishenme 十万个为什么 (100 000 pourquoi), pour lequel il écrit plus de cinq cents articles traitant de science et de technologie. (suite…)

Zheng Wenguang

zwg1Zheng Wenguang 郑文光 (1929-2003) est l’un des plus importants et des plus éminents auteurs chinois de science-fiction, qui commença sa carrière très tôt, dès les années 1950. Au début des années 1980, lors de la deuxième vague de science-fiction en Chine, il revînt également dans les cercles littéraires de la science-fiction, et publia une série d’ouvrages remarquables dont le célèbre roman Feixiang Renmazuo 飞向人马座 (Vol vers la constellation du Sagittaire). Il fut primé en 1998 pour sa réussite dans le domaine de la science-fiction, et fut nommé « père de la littérature de science-fiction chinoise ». (suite…)

Chronique : Le Problème à trois corps de Liu Cixin

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Le Problème à trois corps, traduction réalisée par Gwennaël Gaffric et publiée le 5 octobre 2016 aux éditions Actes Sud, est le premier tome d’une trilogie célèbre en Chine, mais aussi Outre-Atlantique. Le Problème à trois corps annoncera-t-il le début d’une vague de traductions et de publications d’ouvrages de science-fiction venus de l’Empire du Milieu ? Nous l’espérons en tout cas !

[Lire la suite sur le Carnet de Recherches de l’axe Littérature d’Extrême-Orient, textes et traduction de l’IrAsia]

Avants-propos de De la Terre à la Lune

Lu Xun

Jadis, l’intelligence des Hommes n’était pas épanouie, la nature avait le pouvoir, les monts élevés et les longs fleuves pouvaient tous constituer des obstacles. Ensuite nous avons acquis la connaissance nous permettant de creuser le bois [pour en faire une embarcation] et de le tailler [pour en faire des rames], ce qui marqua le début des transports ; certains étaient à rames, d’autres à voiles, ils se développaient de jour en jour. Il n’y avait que lorsqu’on regardait au loin sur l’océan, là où le ciel et l’eau se confondent, que notre âme et notre corps ressentaient de la peur, ne pouvant y parvenir faute de compétences. Peu après nous conduisions des voitures, des véhicules et navires allant aussi vite que le vent, la domination des Hommes se renforçant chaque jour, tandis que celle de la nature s’amenuisait. Les cinq continents se retrouvaient sous un même toit, les civilisations pouvaient échanger les unes avec les autres, pour former le monde d’aujourd’hui. Mais la nature n’est pas bienveillante, elle limite ce bonheur. Bien que la dangerosité des monts et des fleuves perd de sa force, il reste encore la gravité et l’oxygène qui restreignent les Hommes, et qui rendent impossible le fait de dépasser les limites et de communiquer avec les humains des autres planètes. Enfoncés dans notre geôle obscure, sourds et aveugles, nous nous mentons les uns les autres avec un respect craintif, nous chantons chaque jour les louanges de nos mérites, ce qui rend alors de ce fait les Dieux créateurs heureux, mais l’humanité honteuse. Cependant, les Hommes sont des créatures qui ont la possibilité de progresser, c’est pourquoi une partie d’entre eux est un peu éclairée, ils ne se contentent pas et portent un espoir encore plus grand en imaginant résister à la gravité et passer outre l’oxygène, avancer aussi aisément que le feraient des divinités, sans aucun obstacle. Tel Sieur Peilun [Verne], qui en réalité à l’aide de son esprit combatif, exprime son espoir de voir évoluer l’humain. Toutes choses ont pour motif un idéal et pour résultat une réalisation, comme lorsque l’on plante l’aneth et la fougère-aigle, il y a alors récolte. Plus tard, [l’idéal de] coloniser des planètes et voyager sur la Lune sera forcément mépriser par les petits vendeurs et les enfants ignares, cela est fort courant et ne m’étonnerait guère, car théoriquement, il en sera forcément ainsi. De ce fait, bien que la grande unité de la Terre puisse s’escompter, le désastre des guerres interplanétaires se dessine. Oh là ! La « Terre du bonheur » de Samuel Johnson [1709-1784] et le « Paradis » de John Milton [1608-1674](1), même si nous les cherchons en tout lieu sur Terre, ne resteront que des illusions. Les grands descendants de l’Empereur Jaune peuvent ici s’élever. (suite…)

Histoire extrêmement brève des magazines de science-fiction chinois (1979-2013)

(Version non-scientifique)1

Auteur|Sansanfeng

1. Introduction

L’histoire de la science-fiction dans son sens actuel démarre à partir de la naissance d’un magazine, qui n’est autre que le premier magazine de science-fiction fondé en 1926 par Hugo Gernsback (1884-1967), Amazing Stories. Lors de la première période, presque tous les contenus science-fictionnels ont été publié dans des magazines de science-fiction sous forme écrite. A leur apogée, il y avait près de quarante magazines de science-fiction qui étaient simultanément distribués aux États-Unis. On peut dire que l’histoire de la science-fiction de l’âge d’or est totalement une histoire des magazines de science-fiction. Depuis les années 1960, la science-fiction occidentale a peu à peu transité vers une époque du multimédia avec les livres, le cinéma et la télévision, mais les magazines de science-fiction, en tant que plateforme pour les longues et courtes nouvelles, tient encore un rôle important. (suite…)